Présentation du Dre Vétérinaire Sophie Bonneau

D’aussi loin que je me rappelle, la nature et les animaux ont toujours été pour moi une source de joie et d’émerveillement. J’ai passé mon enfance en ville mais les souvenirs des séjours chez les grands-parents sont très présents, les uns à la mer, les autres à la campagne.

D’un côté, l’odeur des algues et du sel ; retourner les cailloux pour observer la vie qui se cache derrière ; ramasser bigorneaux, moules, huîtres ; pêcher crevettes, étrilles ou tourteaux ; observer les oiseaux sur la plage, les cormorans plonger sous la surface ; mais aussi la vie terrestre et la chasse aux escargots à la lampe de poche les jours de pluie, les rouges-gorges dans le jardin.

De l’autre, l’odeur de la ferme voisine et le bruit des vaches. La basse-cour, les moutons, le pot à lait en alu qui annonçait la confection d’une crème aux œufs dont mon grand-père avait le secret. La chasse aux rosés des prés dans les pâturages était encore propice à l’observation de la nature, de ses couleurs, de sa vie abondante et toujours les odeurs dont celle de l’humidité matinale.

Dans chaque lieu, la beauté du jardin potager avec les couleurs des légumes et des fleurs, le parfum des récoltes ; cueillir fraises, framboises, haricots, petits-pois, … ; déterrer carottes, pommes-de-terre, radis,… ; confectionner diverses conserves et confitures.

J’ai des souvenirs très jeune entourée d’animaux. Ma poule, gagnée à la traditionnelle kermesse des pompiers, notre lapin géant-papillon Ratapon que nous promenions en laisse dans la jardin avec mon frère, l’élevage d’escargots dans un terrarium, notre premier chien Gitane suivie de Malia, les poissons-rouges, l’élevage de cochons d’Inde dans ma chambre d’internat, les poneys du poney-club. Et oui, mon adolescence, c’était l’équitation. Trois fois par semaine pendant l’école et plus pendant les vacances ; les concours de saut d’obstacle mais surtout l’odeur du foin, de la paille, des poils. Des heures de pansage, nattage et de caresses. Des balades dans la nature, encore…

Les souvenirs de vacances en famille en camping, à regarder les étoiles le soir, le corps dans la tente, la tête dans le ciel. Un autre rythme, des sons, des lumières…

Vétérinaire n’a jamais été un rêve de petite fille mais arrivée en terminale, il faut faire un choix. J’aimais apprendre, les sciences bien-sûr, la philosophie aussi, la musique. J’ai donc fait quelques dossiers, sans conviction précise, dont la prépa-véto. Mon dossier a été retenu dans un grand lycée parisien. Sans mon amie Emilie, acceptée elle aussi, peut-être n’y serais-je pas partie mais soit, va pour la capitale qui ne m’attirait pas franchement. Fini le cheval, pour l’instant…

Au cours de mes études, lors d’un stage, je suis tombée sur un prospectus sur des cours d’homéopathie. Je ne connaissais rien à cette médecine mais soif d’apprendre : en route, un week-end par mois pendant 3 ans, et le déclic. J’ai rencontré des soignants enseignants ( médecins, pharmaciens, dentistes, sage-femmes, vétérinaires ) passionnés et à l’écoute de leurs patients. J’ai appris ce qu’on nomme maintenant la médecine narrative mais qui est le B.A.BA de la consultation homéopathique : collecter les circonstances d’apparition des symptômes, les modalités d’expression de la maladie, décrypter les causes environnementales et émotionnelles. Apprendre les plantes, percevoir la magie du monde qui nous offre tout pour guérir.

Pendant dix ans, je soigne les animaux qui me sont présentés en « bon médecin de famille » avec une place prépondérante à la prévention. Puis une certaine routine s’installe avec toujours ce besoin d’apprendre de nouvelles choses, de comprendre pourquoi ça ne marche pas toujours comme on voudrait malgré les traitements dispensés que l’on pense appropriés. Je référais souvent des patients à une consœur vétérinaire ostéopathe et j’étais bluffée des résultats. Sans compter qu’entre temps, j’avais consulté un ostéopathe pour mes enfants avec là aussi un bénéfice remarquable. Alors, je me suis lancée, retour sur les bancs de l’école…

3 ans, 3 jours par mois en plus du travail et de la famille mais quel satisfaction ! A nouveau des enseignants vétérinaires ostéopathes passionnés, bienveillants et de nouvelles perspectives thérapeutiques. Mais surtout, le toucher, l’écoute de l’animal : place aux sensations, au ressenti. Un autre culture médicale et le retour à la physique que j’ai toujours aimée. En médecine conventionnelle, on utilise beaucoup la chimie mais assez peu la physique.

Avec l’ostéopathie, je découvre la relation des organes les uns avec les autres, les fascias. Je me consacre à la structure, je cherche à comprendre le mouvement. Je rentre en communion avec l’animal, je requiers encore d’avantage son consentement et sa participation pour le soin. J’écoute avec mes mains ce que son corps veut bien dévoiler et partager. Je mobilise tous mes sens de vétérinaire. Progressivement, j’intègre aussi les massages et la physiothérapie dans mes consultations.

En 2026, après 20 ans d’exercice de la médecine vétérinaire généraliste, j’ai décidé de me consacrer pleinement à ces pratiques.

Je souhaite que les propriétaires d’animaux puissent trouver dans mon cabinet vétérinaire Ellébore une écoute attentive, que chaque duo animal/ patient bénéficie d’une prise en charge bienveillante et individuelle.

Je souhaite mettre ma sensibilité pour les animaux au service d’une médecine vétérinaire manuelle globale, qui allie science et émotion, savoir et humilité, technique et ressenti, chimie et physique, allopathie et homéopathie.

Je souhaite apporter soulagement et apaisement pour un meilleur confort, plus de mobilité afin que la vitalité de nos compagnons animaux soit préservée le plus longtemps possible.

Je souhaite élargir l’horizon des possibilités thérapeutiques. Trop souvent encore certains animaux ne reçoivent pas de soins adaptés uniquement par ignorance et méconnaissance des bénéfices que peuvent procurer l’ostéopathie et la physiothérapie vétérinaires. La complémentarité des médecines est un atout au service de la santé et du bien-être de nos animaux. Si l’ostéopathie et physiothérapie animales accompagnent les animaux tout au long de leur vie, elles sont réellement des solutions performantes pour les animaux seniors qui restent trop souvent les oubliés de la prise en charge vétérinaire conventionnelle.